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On pourrait dire, et ce serait un peu court, qu'il est opiniâtre.

Mais moi qui le connais de longue date, je caractériserai notre graphiste en communication par sa conséquence avec lui-même. Il est exigeant dans sa démarche et quoi qu'il entreprenne il trouve la manière pour conduire son ouvrage dans les meilleures conditions de fonctionnement expressif avec élégance. Rien ne lui aura échappé de ce qui entre dans sa trajectoire. Il s'applique à valoriser chaque élément d'un ensemble pour le faire concourir à l'exaltation du tout. 

Lorsque, à la campagne, il décide de tondre les pelouses de son grand jardin, il ménage amoureusement chacun des arbrisseaux ou plantes vivaces qui les ponctuent de leur floraison différée. Et la finition des bords parle de rectitude. 

Sa rigueur s'épaule d'un aimable esprit poétique tel qu'il apparaît dans le cours d'un ruisseau de montagne engendrant, à son insu, l'image de la limpidité. Elle s'y développe et s'y maintient avec évidence, en raison de la nature des rives qu'il a construites en son domaine, suivant sa pente, grâce à une activité permanente et continue qui semble aller de soi, dans la nature.

La ferme volonté d'un être humain avisé peut se substituer avec bonheur aux effets naturels de la gravité terrestre et de la fluidité de l'eau conjugués, en produisant un message limpide.

Pour Jean-François

JB

19-12-04 

 

 

C'est un regard, dont on peut d'autant moins se distraire une fois posé sur nous, qu'il est fait d'autant d'intensité à vous découvrir que de prière, en retour, à s'abîmer dans sa source.

Jean-François Lemporte, c'est aussi un sac en bandoulière obligé, de volume et de poids, à la fois symbole et métaphore d'une histoire personnelle et d'une capacité professionnelle maîtrisées.

C'est enfin une silhouette fine, dans une station de métro, sur le quai d'en face dans l'autre sens, qui suit le train qui vous éloigne avec autant de crainte que d'espoir sur la prochaine rencontre.

VC 

 

 

Petit

Comme on voudrait t’aimer !

On te prendrait dans sa main

Je te prendrais dans ma main

Dans laquelle

Toutes les rosées du monde

Et les larmes aussi

Sècheraient.

 

Ma main, trop petite

Ou bien es-tu devenu grand ?

 

Mais la main d’un Titan,

Ne suffirait-elle pas ?

La main d’un Titan.

 

Y aura-t-il quelqu’un pour

demander pardon ?

 

MP

in Mes gens de Compagnie_Poèmes – 2000